Guide d’identification des montres militaires

Je reçois avec grand intérêt de plus en plus de demandes d’identification de montres anciennes.

Au delà de la motivation financière (je réponds aussi avec joie aux demandes d’estimation ! ), il est pour beaucoup de personnes fascinant de découvrir la provenance et l’histoire d’un objet chiné ou trouvé dans l’inventaire familial. Les montres militaires semblent être celles suscitant le plus d’intérêt.

Leur signe distinctif ? Elles ont la plupart du temps un assortiment de chiffres et de symboles apposé sur le fond de boite ou le cadran. Chaque inscription renferme une signification particulière et peut indiquer l’époque de production, la provenance du modèle, la division militaire à laquelle il était destiné, les caractéristiques de la montre… Pas facile de s’y retrouver !

Les ressources permettant l’identification des modèles militaires sont éparses et parfois difficiles d’accès, ce pourquoi je vous propose ce guide développé après de longues heures de recherche.

Identification des inscriptions militaires

Numéro de nomenclature OTAN

Le numéro de nomenclature OTAN est aussi nommé numéro de stock national (NSN). Il s’agit d’une suite de 13 chiffres permettant d’identifier les « éléments matériels standardisés d’approvisionnement », et par extension les montres destinées à des fins militaires. Ce numéro est utilisé par les membres de l’OTAN ainsi que de nombreux autres pays, incluant la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon.

Le NSN peut apparaître dans son entièreté comme ci-dessus, ou être tronqué.

Le NSN est un chiffrage relativement complexe et l’information qui nous intéresse tout particulièrement dans sa structure est le code pays, aussi appelé NCB (National Codification Bureau). Il sert à identifier quelle est l’origine de la montre. Ci-dessus, le NCB est “00”, indiquant que la montre est américaine. Voici les différents codes pays que vous serez amené à rencontrer :

Au delà du NSN, d’autres inscriptions peuvent apparaître afin d’apporter plus d’informations.

Contrat d’approvisionnement

Le numéro de contrat d’approvisionnement est parfois présent sur le boîtier, souvent suivi du type de contrat existant entre l’armée et la manufacture. Par exemple, les dénominations “Military Specification” (MIL-SPEC) ou “Army Trade Pattern” (ATP) .

ATP : Les modèles ATP furent produits durant la seconde guerre mondiale et résultent d’un partenariat avec les manufactures Suisses de l’époque. Dans un soucis de neutralité, les Suisses fournirent des modèles similaires aux deux camps: cadran blanc pour les alliés, noir pour les allemands.

MIL-SPEC : Cette inscription signifie que la montre adhère au cahier des charges militaire et a été testée en conséquence. Les caractéristiques requises sont une résistance aux chocs, aux vibrations, à la corrosion et au magnétisme. La montre doit aussi être étanche et aisément lisible en toute circonstance. Le terme MIL-SPEC est cependant générique et chaque pays crée ses propres tests et procédés de contrôle qualité.

Branche militaire

Certains pays tel que le Royaume-Uni incluent un numéro permettant de savoir à quelle branche de leur armée le modèle est destiné : “6BB” représente la Royal Air Force, “W10” la British Army, “0552” la Royal Navy, “0555” les Royal Marines.

Numéro de série et date

La date permet bien entendu de situer le modèle précisément dans le temps et aide grandement à identifier la montre, notamment si la marque de la manufacture est présente sur le cadran ou le boîtier. Le numéro de série peut quant à lui permettre d’estimer la date de production si celle-ci n’est pas présente.

Par exemple: 30.000 exemplaires de la Tutima Flieger Chronograph furent produits entre 1941 et 1945. Les numéros de série débutent au numéro 200.000.

Si vous possédez le modèle numéroté 215.325, cela veut donc dire qu’il s’agit du 15.325 ème exemplaire produit par la manufacture. Etant donné que 30.000 exemplaires furent produits sur la période (4 ans), nous pouvons donc estimer que celui-ci fut produit en 1943. Pas une science exacte, mais au vu du peu d’archives, nous ne pouvons parfois que supposer ! Par ailleurs, certains modèles ayant été produits à destination de civils en premier lieu, puis de militaires par la suite peuvent avoir deux numéros de série distincts.

La plupart du temps, des icônes ou logos sont gravés conjointement à ces inscriptions afin d’apporter plus d’informations.

Icones, logos et sceaux

Contrairement à ce que nous avons vu jusqu’alors, ces informations peuvent apparaître sur le boîtier, mais aussi sur le cadran. Elles peuvent permettre d’identifier le pays pour lequel la montre à été créée, mais aussi d’établir la propriété militaire. Les inscriptions prennent la forme d’icônes, de logos ou de texte. Un des symboles les plus reconnaissables est la “Broad Arrow”, flèche servant à marquer la propriété du gouvernement britannique depuis les années 1600.

Afin de comprendre la signification des nombreux symboles, logos et numéros pouvant apparaître sur les montres militaires, je me suis basé sur les travaux du très savant Zygmunt Wesolowski, présentés dans son livre The concise guide to military timepieces.

Montres militaires anglaises

A1 – Propriété du gouvernement britannique.
A2 – Montre chronomètre. Symbole trouvé sur des caisses de transport maritime.
A3 – Montre de poche distribuée à l’amirauté. c.1914.
A4 – Montre de poche distribuée au Royal Naval Air Service. c.1914.
A5 – Montre de poche d’aviateur du Royal Naval Air Service. Mark II désigne la deuxième version du modèle, qui bénéficiait d’une réserve de marche de 8 jours.
A6 – Montre destinée à la Royal Navy siglée Hydrographic Service. Le service hydrographique participe au maintien de la sécurité en mer.
Les symboles A7 jusqu’à B7 apportent plus de précisions quant au modèle utilisé par la force maritime.
A7 – Montre chronomètre ayant un échappement à détente. L’idée était de fournir une précision accrue permettant de déterminer sûrement sa position géographique en mer.
A8 – Montre chronomètre ajustée selon 5 positions afin de s’assurer que la fréquence d’oscillation du balancier reste constante en mouvement.
A9 – Montre utilisée à bord des navires, ajustée selon 2 positions. Aussi appelée montre torpilleur.
A10 – Montre utilisée en vol par le Fleet Air Arm. Le FAA est la division aérienne de la Royal Navy .


B1 – Montre de poche utilisée sur les navires océanographiques, destinés notamment à étudier les fonds marins.
B2 – Montre destinée à être fixée sur un cardan à bord d’un navire. De cette manière, celle-ci peut rester immobile quelles que soient les turbulences en mer, afin de permettre une lisibilité et précision accrues.
B3 – Montre calibrée pour définir le temps sidéral : définir la rotation de la terre en fonction des étoiles et non pas du soleil, permettant une meilleure lecture de la carte céleste.
B4 – Montre de pilote du Fleet Air Arm.
B5 – Montre chronographe.
B6 – Montre de plongée.
B7 – Montre classée “standard” , destinée à un groupe d’employés spécifique.
B8 – Préfixe de la boutique ayant distribué la montre à la Royal Navy.
B9 – Montre distribuée durant le déploiement britannique en Inde. c.1900.
B10 – Montre distribuée par le War Department durant WW1. c.1914.

C1 – Montre commercialisée par l’équipementier militaire H. Williamson. Phéon britannique agrémenté d’un numéro de série.
C2 – Montre de poche destinée à la Royal Artillery avec numéro de contrat. c.1914.
C3 – Montre de poche destinée à la Royal Navy. c.1914.
C4 – Montre de poche produite par le fabricant Ingersoll pour les combattants de chars. L’utilisation de radium permettait une lisibilité incomparable dans l’obscurité des tanks.
C5 – Numéro faisant partie du code NSN publié par l’OTAN. Il indique que l’objet est une montre militaire.
C6 – Montre à cadran luminescent.
C7- Montre à cadran luminescent contenant du tritium.
C8 – Montre de poche d’aviateur, distribué au Royal Flying Corps. 1914 – 1917.
C9 – Montre de poche avec 8 jours de réserve de marche. Mark IV signifie qu’il s’agit de la quatrième version du modèle. c.1914.
C10 – Montre de poche avec 8 jours de réserve de marche. Qualité la plus élevée. c.1925.

D1 – Montre de poche d’aviateur avec 8 jours de réserve de marche. c.1916.
D2 – Montre de poche d’aviateur avec 20 heures de réserve de marche. c.1916.
D3 – Montre de poche d’aviateur avec 30 heures de réserve de marche. Cadran luminescent. c.1916.
D4 – Montre réparée par le Royal Aircraft Establishment (RAE), l’institut de recherche en aéronautique. pré-1917.
D5 – Montre réparée par la Royal Air Force. post-1918.
D6 – Inscription peinte à la main par la Maintenance Unit (unité de maintenance) sur les cadrans des horloges réparées. c.1939.
D7 – Sceau de la Royal Air Force présent sur les cadrans d’horloges. c.1937-1945.
D8 – Numéro de contrat indiqué sur les montres de l’armée. c.1918.
D9 – La mention indique qu’un entretien de la montre a été effectué, suivi du numéro de série. c.1918.
D10 – Symbole ajouté dans les années 30 indiquant que l’entretien de la montre a été annulé (sur des modèles c.1918).

E1 – Propriété du Ministère de l’Air. Sceau apposé sur les cadrans, les fonds de boite ou les mouvements. 1918 – 1953.
E2 – Ministère de l’air. Montre chronographe. c.1937.
E3 – Ministère de l’air. Montre chronomètre c.1940.
E4 – Ministère de l’air. Montre de pilote. Les initiales G&S indiquent que la montre provient de Goldsmith’s & Silversmith’s Company Limited. 1940.
E5 – Ministère de l’air. Montre à utiliser pour remplacer une montre chronomètre si celle-ci ne fonctionnait plus en vol. c.1942.
E6 – Ministère de l’air. Montre à utiliser pour remplacer une montre de pilote si celle-ci ne fonctionnait plus en vol.1939-1945.
E7 – Ministère de l’air. Montre équipée par les unités de reconnaissance / stationnées au sol. c.1940.
E8 – Ministère de l’air. Montre d’observateur. Celles-ci permettent une lisibilité simplifiée lorsqu’elles sont posées sur une carte, et sont donc idéales pour les navigateurs.
E9 – Montre d’aviation, réserve de marche de 8 jours. c.1943.
E10 – Préfixe NATO indiquant que la montre provient de la Royal Air Force.

F1 – Symbole ajouté après entretien des montres de soldats stationnés en Inde. c.1930.
F2 – Montre destinée au Indian Civil Service. L’ICS était la fonction publique la plus haute de l’Empire britannique en Inde. c.1939.
F3 – Montre de poche MKII destinée à la Royal Army. c. 1935.
F4 – Montre destinée aux artilleurs de la Royal Army. TP signifie Trade Pattern. Faisant face à des problèmes de production durant la guerre, l’armée a dû avoir recours à des modèles disponibles au grand public, d’où l’inscription.
F5 – Variation d’E4.
F6 – Garde temps produit par l’armée (Army Time Piece). 1939-1945.
F7 – Company Ordnance Supply Depot. Mention trouvée sur des montres destinées aux forces aériennes, indiquant qu’elles proviennent du dépôt gérant l’approvisionnement et les réparations des équipements militaires.
F8 – Montre étanche. c. 1943-1858.

Montres militaires allemandes

A1 – Initiales de la ReichsMarine, la marine allemande, symbole utilisé de 1848 à 1933.
A2 – Montre destinée à la marine. 1871-1918.
A3 – Initiales de la Kriegsmarine, la marine de guerre allemande entre 1933-1945.
A4 – Mention indiquant les détails de manufacture et fabricant. 1933-1945.

B1 – Propriété de la Deutsches Heer, l’armée de terre, en addition du numéro de série de la montre. Uniquement présent sur les montres provenant de suisse. 1939-1940.
B2 – Propriété de la Deutsches Heer, l’armée de terre. Inscription présente sur les montres non-étanches à seconde centrale, principalement utilisées par les équipes de surveillance.
B3 – “Propriété de la branche aérienne”. 1914-1918.
B4 – Horloge fournie par la marine de guerre.

C1 –Diest Number, numéro d’entretien apposé sur les montres de fabrication suisse destinées à la Luftwaffe (division aérienne de la Wehrmacht 1939-1945).
C2 – Cette mention indique que la montre était destinée aux pilotes de la Bundeswehr, la force de défense fédérale . Le NSN de l’OTAN est souvent indiqué dessous.
C3 – Montre destinée à la marine. c.1932.
C4 – Reichs Luftfahrt Ministerium, Navigation Beobachtung Uhr. Montre mise à disposition par le ministère de l’aviation, utilisée à des fins de navigation ou d’observation. 1933-1945.

D1 – Montre de la marine de guerre. Numéro de production suivi de celui de la manufacture.
D2 – Chronomètre de seconde classe de la marine de guerre. Numéro de production.
D3 – Montre de la marine de guerre avec code de l’artillerie navale.
D4 – Horloge utilisée dans les sous-marins. Le code indique une flotte stationnée en mer du Nord.

E1 – Montre de poche du corps aérien pré-1918. Les lettres indiquent que l’unité était affectée à bord d’un ballon dirigeable.
E2 – Montre de poche du corps aérien pré-1918.
E3 – Chronographe de la marine de guerre.
E4 – Montre de la division aérienne de la Wehrmacht avec référence. Le numéro 22 indique qu’il s’agissait d’une montre d’observateur.

F1 – Le numéro 23 indique qu’il s’agit d’une montre de navigateur.
F2 – Le numéro 25 indique qu’il s’agit d’une montre de pilote.

Montres militaires américaines

A1 – Propriété de l’United States Shipping Board. L’USSB était l’agence fédérale américaine chargée de développer et de gérer le transport maritime durant la pénurie de navire de WWI. 1914-1940.
A2 – Nom officiel de l’USSB. c.1940.
A3 – Montre de l’US Navy avec numéro de série. c.1920.
A4 – Aussi appelé Buships, il est l’organisme chargé de superviser la conception, la construction et la reconversion des navires au sein de l’US Navy. c.1920.
A5 – Même signification qu’A4.
A6 – Observatoire naval des Etats-unis. La date est ici 1941. Ce sceau était apposé après inspection des montres chronomètres.
A7 – Montre de bord (ou torpilleur) utilisée pour la navigation. “Masterwatch” indique qu’elle respecte les meilleures performances en terme de qualité et de précision.
A8 – Chronomètre de l’US Navy monté sur un cardan.
A9 – Montre de haute précision de l’US Navy équipée d’un stop seconde.
A10 – Montre des Marines américains.


B1 – Montre des gardes côtiers.
B2 – Chronographe du corps des ingénieurs. c.1917.
B3 – Montre du corps des signaleurs, chargé de gérer les infrastructures de communication et d’information. c.1917.
B4 – Indication d’un contrat entre l’armée et Hamilton sur les chronomètres Mod.22 de 1942.
B5 – Symbole apposé sur les Mod.22 post-1945.
B6 – Propriété du gouvernement des Etats-unis. Principalement présent sur des mouvements de haute qualité. 1939-1945.
B7 – Inscription présente sur des montres de haute qualité fournies à l’armée et la Navy pré-1945.
B8 – Inscription du corps de l’ordonnance, chargé de l’approvisionnement et de l’entretien du matériel des troupes. pré-1945.
B9 – Inscription du corps de l’ordonnance post-1945.
De B10 à D2, les symboles servent à identifier précisément les montres, afin que le corps de l’ordonnance puisse entretenir et réparer les modèles aisément.
B10 – Montre de poche ayant 7-9 rubis.

C1 – Montre de poche ayant 15-17 rubis.
C2 – Montre bracelet ayant 7-9 rubis.
C3 – Montre bracelet ayant 15-17 rubis.
C4 – Montre de précision “Railroad” ayant 21 rubis (approuvée pour utilisation dans les trains).
C5 – Montre bracelet étanche ayant 15-17 rubis.
C6 – Montre bracelet étanche utilisée par l’Air Force comme remplacement des modèles Type A-11 . 15-16 rubis.
C7 – Montre bracelet étanche ayant 7-9 rubis.
C8- Montre chronomètre.
En cas de réparation, les modèles produits avant le 12 Novembre 1940 étaient marqués des codes suivants:
C9 – Montre de poche 7-9 rubis.
C10 – Montre de poche 15-17 rubis.

D1 – Montre bracelet ayant 7-9 rubis.
D2 – Montre bracelet ayant 15-17 rubis.
D3 – Montre destinée au bureau d’aéronautique. 1921-1959.
D4 – Montre du bureau d’aéronautique, numéro de série et date (1932).
D5 – Us Army Air Corps. Modèle destiné aux forces aériennes. 1926-1941.
D6 – Avigation est la contraction de “montre d’aviation et navigation”. Aussi appelé Type A-4. c-1934.
D7 – Montre avec stop seconde distribuée aux pilotes et personnel navigant. Aussi appelée Type A-7. 1934-1940.
D8 – Première montre homologuée pour être utilisée par les forces aériennes en 1926. Elle fut créée pour fonctionner conjointement à un outil indiquant la dérive du vent.
D9 – Garde temps adopté en 1932. Il est constitué de deux montres dans le même boitier, l’une indiquant le temps solaire, l’autre le temps sidéral.
D10 – Désigne le modèle Weems, fourni par Longines Wittnauer dès 1932.


E1 – Modèle Avigation fourni par Waltham dès 1934. Similaire au Type A-2 (D9).
E2 – Modèle doté d’un cadran 24H produit par Georges H.Adamson avec un mouvement Waltham. Les premiers prototypes datent de 1934, la production de 1947.
E3 – Similaire au Type A-4 (E1), modèle produit uniquement en 1934.
E4 – Montre bracelet dotée d’un chronographe de navigation. Le modèle est initialement un chronographe de poche, monté sur un bracelet pour plus de maniabilité. Adopté en 1934.
E5 – Montre de poche à fonction chronomètre et cadran de 10 secondes. Utilisé en vol pour chronométrer la vitesse par rapport au sol.
E6 – Type A-5 (E2) retravaillé. Utilisé dès 1940.
E7 – Ce projet n’a pas abouti.
E8 – Montre standard des forces aériennes sélectionnée en 1940 et produite en très grande quantité par plusieurs manufactures.
E9 – Montre dotée d’un stop seconde et d’un cadran 24H produite par Elgin en 1940. Seulement de petites quantités furent produites.
E10 – Similaire au Type A-9 (E3). Cette montre “Master” possède une fonction stop seconde.

F1 – Ce modèle ne fut jamais produit.
F2 – Testé en laboratoire mais jamais produit.
F3 – Similaire au Type A-11 (E8) et amélioré pour mieux résister aux variations de températures. Utilisé dès 1945 par les forces aériennes.
F4 – Similaire au Type A-16 (F3), production c.1950.
F5 – Montre quartz produite pour l’US Air Force. c.1980.

Montres militaires françaises

A1 – Inscription du dépôt de réapprovisionnement de la marine. c.1910.
A2 – Montre torpilleur destinée à la marine. c.1918. Il s’agit d’un chronomètre de marine utilisée comme une base de temps portable, notamment utile sur un véhicule en mouvement.
A3 – Chronomètre fourni par le service hydrographique, qui a pour mission de connaître et décrire l’environnement physique marin et d’en prévoir l’évolution. 1920-1940.

B1 – Variation de l’inscription précédente.
B2 – Montre mise à disposition de la marine. post-1950.
B3 – Montre de pilote. c.1950.

C1 – Propriété du ministère de la guerre. Utilisé de 1914-1918 puis à nouveau à partir de 1939.
C2 – Inscription du ministère de la guerre sur les montres destinées aux corps d’artillerie.

D1 – Inscription trouvée sur les horloges embarquées à bord des avions. c.1915.
D2 – Ces étoiles étaient rajoutées par l’entreprise Dodane sur le cadran des montres chronographes fournies par la manufacture allemande Hanhaldt. L’idée était de camoufler la provenance allemande des modèles, avant de les redistribuer aux forces aériennes françaises dès 1945.

E1 – Montre chronographe destinée aux pilotes, produite à partir de 1954.
E2 – Montre chronographe destinée aux pilotes, produite à partir de 1960.

F1 – Montre chronographe produite pour le centre d’essais en vol, administration chargée de garantir le bon fonctionnement des armes aéronautiques et des aéronefs.
F2 – Inscription indiquant la fin de garantie et la date du prochain entretien requis.

Montres militaires d’autres pays

Canada:
A1 – Montre marine montée sur cardan, appartenant au service hydrographique du Canada.
A2 – Le Canada faisant partie du Commonwealth, il s’agit des mêmes codes que ceux de la marine anglaise (A7 – A10 sur le tableau d’identification de montres militaires anglaises).
A3 – Montre fournie par l’armée canadienne. 1939-1945.
A4 – Montre de pilote de la Royal Canadian Air Force. Cet exemple est de 1942.

Tchécoslovaquie:
B1 – Propriété du bureau des affaires militaires. Inscription et numéro de série trouvés sur les montres tchécoslovaques pré-1939.
B2 – Montre destinée aux forces aériennes. c.1939.
Italie:
B3 – Institut hydrographique. Montre de la marine royale italienne. c.1930.
B4 – Montre de la marine.

C1 – Regia Aeronautica. Chronographe de pilote de la force aérienne royale. pré-1945.
Chine:
C2 – Montre de la marine chinoise.
Chili:
C3 – Chronomètre de la marine chilienne.
Espagne:
C4 – Montre de bord (torpilleur) destinée à la marine marchande.

Suède:
D1 – Chronomètre de la marine suédoise.
Japon:
D2 – Montre de la marine impériale japonaise. pré-1945.
D3 – Symbole trouvé sur les fonds de boite des montres de la marine impériale. pré-1945.
D4 – Montre de l’armée impériale. pré-1945.

Autriche:
E1 – Kaiserlich und Königliche Kriegs Marine. Chronomètre de la marine impériale autrichienne. pré-1918.
Pologne:
E2 – Wojsko Polskie. Propriété des forces armées polonaises.
E3 – Polish Air Force. Montre polonaise probablement conçue en angleterre.
Pérou:
E4 – Inscription trouvée sur les Rolex Cosmographes mises à disposition des forces aériennes péruviennes. c.1975.

Pays-bas:
F1 – Symbole apposé sur les montres des forces armées néerlandaises. c.1939.

Après ce travail de détective, nous devrions être en mesure de mieux comprendre les inscriptions militaires apparaissant sur nos montres ! N’hésitez pas à me contacter si vous possédez des modèles ayant des symboles non mentionnés dans cet article afin que nous complétions ce guide ensemble.

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